• « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 5)

    20 Y a-t-il une substance à transmettre du gourou au disciple ? Transmettre veut dire détruire le sentiment d’être le disciple. C’est le rôle du maître. Cela ne veut pas dire que l’homme soit devenu, à un certain moment, différent de ce qu’il était auparavant.

     

    « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 5)

     

    20 Y a-t-il une substance à transmettre du gourou au disciple ? Transmettre veut dire détruire le sentiment d’être le disciple. C’est le rôle du maître. Cela ne veut pas dire que l’homme soit devenu, à un certain moment, différent de ce qu’il était auparavant.

    21 Si on recherche l’individualité, on ne la trouvera nulle part.

    22 Le gourou garde le silence et les disciples voient leurs doutes dissipés, ce qui veut dire qu’ils ont perdu le sens de leur individualité. C’est cela la connaissance, et pas tout le verbiage qui y est ordinairement ajouté.

    23 La véritable association se fait avec l’être non manifesté qui est aussi l’existence absolue, mais bien peu peuvent le faire ; ceux-ci doivent alors s’associer avec l’être manifesté, c’est-à-dire le gourou.

    24 La réalisation de Soi est l’aide la plus précieuse que l’on puisse apporter à l’humanité. Un saint véritable aide toute l’humanité, à l’insu de celle-ci. Les pouvoirs occultes n’apporteront jamais le bonheur à qui que ce soit. Bien au contraire, ils le rendront d’autant plus malheureux.

    25 Réfléchissez à ce qui doit être perdu. Y a-t-il quelque chose à perdre ? Ce qui importe vraiment, c’est seulement ce qui est naturel. Car c’est ce qui est éternel et ne peut faire l’objet d’une expérience. Ce qui ne doit pas mourir. Ce qui est acquis doit être perdu. Etes-vous né ? Vous êtes depuis toujours. Le Soi ne peut jamais être perdu.

    26 Qui est le maître ? Il n’est pas autre chose que le Soi, en définitive. L’intellect est une aide jusqu’au point où il se noie dans l’ego et où l’ego se noie dans le Soi.

    27 L’étude des sciences, de la psychologie, de la physiologie, de la philosophie, etc. sont fort peu utiles. Quelques connaissances sont requises pour le yoga et on peut les trouver dans les livres. Mais l’application est ce qui importe le plus et l’exemple vivant, le contact personnel et les instructions personnelles constituent les aides les plus importantes.

    28 La pratique : la recherche constante du « Je », la source de l’ego. Cherchez « Qui suis-je ? ». Le « Je », à l’état brut, est la Réalité, l’absolu, Etre-Conscience-Félicité. Lorsqu’on oublie Cela, toutes les misères surgissent ; lorsqu’on fixe son attention sur Cela, les misères passent.

    29 Celui qui désire la libération ou le bien-être doit servir un Sage réalisé. Celui qui connaît le brahman devient le brahman Lui-même. Le Soi est toujours réalisé, consciemment et inconsciemment. L’audition de la vérité. Shravana : audition (de l’enseignement du maître).

    30 La vérité se dévoilera d’elle-même. L’intellect est incapable d’atteindre le Soi. Comment pourrait-il en définir la nature ? Le fait est que l’homme se considère comme limité, et de là naissent les difficultés.

    31 Il n’y a aucun degré de Réalité. Il y a des degrés d’expérience pour le jîva, mais pas des degrés de Réalité. Si quelque chose de nouveau peut être obtenu, cela peut être aussi perdu, tandis que l’Absolu est éternel – ici et maintenant. C’est le jîva qui prétend que quelque chose voile l’Absolu. Trouvez pour qui cette ignorance existe. Celui qui se sent imparfait n’est qu’un « rejet sauvage », une différenciation de l’Infini, une séparation d’avec Dieu. Quelque chose de nouveau peut-il apparaître hors de ce qui est éternel et parfait ? Une telle polémique est en elle-même éternelle. Ne vous y engagez pas. Tournez-vous vers l’intérieur et mettez fin à tout cela. Il n’y a pas de finalité dans de telles discussions. Apprenez d’abord ce que vous êtes. Cela n’exige ni shâstra (Ecritures), ni études. C’est une question d’expérience. L’état d’être est depuis toujours ici et maintenant. Vous avez perdu contact avec vous-même et vous demandez aux autres de vous guider. Le but véritable de la philosophie est de vous tourner vers l’intérieur. « Si vous connaissez votre Soi, aucun mal ne vous arrivera ». L’ego surgit en s’agrippant à vous (le Soi). Agrippez-vous à vous-même et l’ego s’évanouira.

    32 L’image n’est qu’un symbole. Seul ce qui est au-delà du nom et de la forme est Réalité. On ne devrait pas se contenter de disciples, d’initiations, de cérémonies, de soumission, etc. : ce sont des phénomènes extérieurs. N’oubliez jamais que la vérité est sous-jacente à tous les phénomènes.

    33 La cause de la souffrance dans le monde ? Comment pouvons-nous – en tant qu’individus ou bien collectivement – contribuer à le changer ? Réalisez le vrai Soi. C’est tout ce qui est nécessaire.

    34 Si vous atteignez l’état de « sommeil éveillé », qui est la même chose que samâdhi, durant l’état de veille, vous n’aurez plus aucun doute.

    35 Seule l’annihilation du « je » est Libération. Mais on ne peut y parvenir qu’en gardant toujours le « Je-Je » en vue. C’est pourquoi l’investigation sur la pensée « je » est nécessaire. Si on ne lâche pas le « Je », aucun vide ne peut se présenter au chercheur. Il n’y a qu’un « Je » tout au long du chemin, et ce qui s’élève de temps en temps est la fausse pensée « je ». La réalité doit être toujours réelle. Elle n’a ni forme ni nom. Ce qui sous-tend ceux-ci est la Réalité. Elle est la base des limitations, en étant elle-même illimitée. Elle n’a pas de liens. Elle est la base de ce qui est irréel, en étant elle-même réelle. La Réalité est ce qui est. Elle est telle qu’elle est. Elle transcende la parole, elle est au-delà des expressions, telles que existence, non-existence, etc.

    36 Samadhi : il y a trois niveaux, ou trois chemins :

    • Les meilleurs aspirants : Ils apprivoisent un taureau turbulent en mettant devant lui une botte d’herbe verte. Ils concentrent le mental sur le Soi, en discriminant la nature du réel, par une recherche védantique et en considérant eux-mêmes et toute chose comme faisant partie de la nature du réel.
    • Les médiocres : Ils usent de force pour apprivoiser un taureau turbulent. Ils tâchent de ramener le mental au cœur et de méditer longtemps sur le réel.
    • Le plus bas degré : Ils s’efforcent d’obtenir cet état graduellement par le contrôle de la respiration, etc.

    37 Le meilleur aspirant cherche à s’émanciper non pas en fermant les yeux, mais en voyant le monde tel qu’il est avec toutes ses contradictions et ses oppositions. Il est devenu un « spectateur de la Totalité ».

    38 L’ego est comme notre ombre sur le sol. Le Soi n’est qu’un. S‘il se limite, il devient l’ego. S’il ne se limite pas, il est infini et il est la réalité.

    39 Les bulles sont différentes, les unes des autres et innombrables, mais il n’y a qu’un seul océan.

     

     

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