• « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 4)

     

    1 La conception qu’il y a une voie, un but et un chemin pour conduire à la Réalisation du Soi est erronée : nous sommes en permanence cette voie, ce but et ce chemin. Il faut seulement en prendre conscience.

    2 Pourquoi ne puis-je pas réellement connaître cette unité, le Soi, en tant que mon propre Moi ? Parce que ma conviction de l’Unité est une idée, une pensée. Ce n’est pas une expérience. Par exemple, si votre femme a une douleur dans la poitrine, ressentez-vous le mal ? Si non, où est l’unité ? L’unité de la vie (le Soi) doit être expérimenté et non être une idée ou une pensée sans expérience. Avec le sadhana (moyen, méthode, pratique spirituelle), pratiqué régulièrement, aucun effort spécial n’est nécessaire pour faire l’expérience de l’Un. Avec le sadhana, correct et constant, la véritable expérience de l’unité se produira naturellement, lorsque le moment sera venu.

     

    « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 4)

     

    II La voie

    1 La conception qu’il y a une voie, un but et un chemin pour conduire à la Réalisation du Soi est erronée : nous sommes en permanence cette voie, ce but et ce chemin. Il faut seulement en prendre conscience.

    2 Pourquoi ne puis-je pas réellement connaître cette unité, le Soi, en tant que mon propre Moi ? Parce que ma conviction de l’Unité est une idée, une pensée. Ce n’est pas une expérience. Par exemple, si votre femme a une douleur dans la poitrine, ressentez-vous le mal ? Si non, où est l’unité ? L’unité de la vie (le Soi) doit être expérimenté et non être une idée ou une pensée sans expérience. Avec le sadhana (moyen, méthode, pratique spirituelle), pratiqué régulièrement, aucun effort spécial n’est nécessaire pour faire l’expérience de l’Un. Avec le sadhana, correct et constant, la véritable expérience de l’unité se produira naturellement, lorsque le moment sera venu.

    3 La philosophie conduit aux frontières de la vérité ; elle donne une vision de la vérité. La réalisation du Soi conduit au cœur de la vérité. La philosophie est une voie de recherche intellectuelle.

    4 La plupart des gens voient le monde, la vie,… et le Soi est bien loin. Dans l’ordre, on doit voir d’abord le Soi, puis la vie et le monde.

    5 Il est vital pour la voie spirituelle :

    • D’avoir confiance en soi ;
    • D’avoir la conviction qu’on est Atman (le Soi).

    6 Dans l’investigation « Qui suis-je ? », « je » est l’ego. En réalité, la question veut dire quelle est la source ou l’origine de cet ego ? Vous n’avez pas besoin d’avoir quelque conception que ce soit à l’esprit. Tout ce qui est exigé, c’est d’abandonner la conception que vous êtes ce corps correspondant à telle ou telle description, à tel ou tel nom, etc. Vous n’avez pas besoin d’avoir de conception en ce qui concerne votre nature véritable. Elle existe comme elle est depuis toujours. Elle est réelle, ce n’est pas une conception imaginaire. Ce que vous avez à faire, c’est d’être et pas d’être ceci ou cela. « Je suis celui qui est » résume la vérité toute entière. La méthode, elle, s réduit à « Soyez tranquille ». Que veut dire tranquillité ? Cela veut dire détruire ce que vous croyez être. Formes et figures sont à l’origine de vos ennuis. Abandonnez l’idée que vous êtes ceci ou cela. La prise de conscience de la « pensée-je » est la condition préalable à toute recherche de la réalisation de Soi. La voie d’attention au « je » est la voie directe ; toutes les autres sont des voies indirectes. La première conduit au Soi, les autres ailleurs. Et même, si ces dernières arrivent au Soi, c’est après un long détour. En fin de compte, l’aspirant doit emprunter la première voie. Pourquoi ne pas le faire tout de suite ? Pourquoi perdre du temps ?

    7 Fixer son esprit dans le Soi de telle sorte que les graines imaginaires de l’illusion périssent, c’est cela l’investigation. Quiconque médite sur le Soi sous une forme mentale objective, n’atteint que cette image objective. Ceux qui sont paisibles et restent tranquilles, sans image mentale, atteignent l’état sans limite, l’état sans forme du Soi. L’espace sans pensée, c’est le Soi. L’esprit dans toute sa pureté, c’est le Soi.

    8 Le sage aide le monde tout simplement en étant le vrai Soi. La meilleure façon d’aider le monde est de parvenir à l’état sans ego.

    9 Il n’y a pas de degrés de réalité. Il y a des degrés d’expérience pour l’individu, mais pas pour la réalité. Quelle que soit l’expérience, le sujet de l’expérience est exactement le même. Le Soi est, d’une façon certaine, dans le champ d’expérience directe de chacun, mais non pas tel qu’on l’imagine. Il est simplement tel qu’il est.

    10 De même que c’est la nature du soleil de rayonner, de même il émane du jnani (un sage réalisé) une énergie spirituelle que chacun peut recevoir en fonction du degré de pureté de son esprit (l’esprit « impur » agit à la manière de nuages voilant le soleil). Bhagavan disait souvent que la transmission de cette énergie était la partie la plus importante et la plus directe de son enseignement. Les enseignements oraux et écrits qu’il donnait, les diverses techniques de méditation auxquels il souscrivait, étaient uniquement, disait-il, pour ceux qui ne pouvaient pas capter ce flux de grâce émanant de lui en permanence.

    11 Ramana Maharshi disait : « Qu’y puis-je ? Je m’identifie à celui ou celle qui se trouve en face de moi. Je n’ai pas d’identité séparée. Je suis universel. »

    12 Voilà comment il décrit son expérience de la mort à Madurai : « Dans cette expérience de la mort, tous les sens étaient éteints, mais la conscience de soi (aham sphurana) demeurait ; j’ai compris que c’était elle que nous appelions « je », et non le corps. Elle ne périt jamais et n’est liée à rien. Elle est lumière en soi. Même si le corps est brûlé, elle n’est pas affectée. »

    13 A la question : « Quel chemin faut-il suivre ? » Ramana Maharshi répondait : « Partez comme vous êtes venu. » La voie la plus directe pour obtenir la libération consiste à se demander : « Qui suis-je ? ». La réponse signifie que si vous explorez et suivez à rebours le chemin par lequel est venu ce « je », vous obtiendrez la libération.

    14 Si vous renoncez à tout, ce qui reste est moksha (libération). Que peut vous donner quelqu’un d’autre ? Moksha est toujours présente. Elle est. Tant que vous pensez : « C’est moi qui agit », dit Bhagavan, vous devrez subir les conséquences de vos actes, bons ou mauvais. Ce sentiment : « C’est moi qui agit » demeurera tant que l’on n’aura pas réalisé le Soi.

    15 Tout ce qui existe n’existe que s’il y a quelqu’un pour le voir. Si vous découvrez qui est celui qui perçoit, toutes ces choses disparaîtront. Cela qui n’est rien, cela qui est la source de tout, est le Soi. A quoi bon voir toutes ces choses si l’on ne voit pas son propre Soi.

    16 La grâce du gourou est comme un océan. Si le disciple vient avec une tasse, il obtient la valeur d’une tasse. Cela n’a aucun sens de se plaindre de la parcimonie de l’océan ; plus le récipient est grand, plus le contenu sera important. Tout dépend de lui.

    17 Le gourou ne procure pas la réalisation du Soi. Il enlève simplement les obstacles sur la route. Le Soi est réalisé en permanence.

    18 Le gourou est le Soi. Considérer le gourou comme le vrai Soi et votre soi comme le moi individuel. La disparition de ce sens de la dualité sera par la même occasion celle de l’ignorance.

    19 Bhagavan accorde sa grâce. Vous êtes plongés jusqu’au cou dans l’eau et vous pleurez toujours pour avoir de l’eau. Vous ressemblez à quelqu’un qui a soif alors qu’il est plongé dans la rivière claire, à un poisson qui a soif dans l’eau, ou à l’eau qui aurait soif.

     

     

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