• « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 21)

    24 SOMMEIL : Dans votre sommeil, vous n’étiez pas conscient du monde et de ses souffrances ; à l’état de veille vous en prenez conscience. Restez dans l’état dans lequel vous n’étiez pas affligé de tout cela. Autrement dit, lorsque vous n’avez pas conscience du monde, vous n’êtes pas affecté par ses souffrances. Quand vous restez le Soi, comme dans le sommeil, le monde et ses souffrances ne vous affectent plus. Par conséquent, intériorisez-vous. Voyez le Soi ! Ce sera la fin de ce monde et de ses misères.

     

    « Je suis » (selon Ramana Maharshi).(Partie 21)

     

    24 SOMMEIL : Dans votre sommeil, vous n’étiez pas conscient du monde et de ses souffrances ; à l’état de veille vous en prenez conscience. Restez dans l’état dans lequel vous n’étiez pas affligé de tout cela. Autrement dit, lorsque vous n’avez pas conscience du monde, vous n’êtes pas affecté par ses souffrances. Quand vous restez le Soi, comme dans le sommeil, le monde et ses souffrances ne vous affectent plus. Par conséquent, intériorisez-vous. Voyez le Soi ! Ce sera la fin de ce monde et de ses misères.

    25 Le Soi est pure conscience en sommeil profond. La transition du sommeil à la veille est l’état idéal pour réaliser le Soi.

    26 Le Soi est pure conscience dans le sommeil ; dans la phase de transition, le Soi se déploie sous la forme d’aham (Je) sans idam (ceci) ; à l’état de veille, il se manifeste sous la forme d’aham et d’idam. L’expérience individuelle ne peut s’effectuer qu’à travers l’aham. Le chercheur doit donc aspirer à la Réalisation par cette voie (c’est-à-dire par le moyen du « Je » de la transition). Autrement, l’expérience du sommeil n’a pas de sens pour lui. Si ce « Je » de transition est réalisé, le substrat est trouvé, et cela mène au but final.

    27 Les réponses sont adaptées à la capacité de compréhension du chercheur. Concernant la vérité (tattva : vérité, essence) : Dans le deuxième chapitre de la Bhagavad-gîtâ, il est écrit que nul n’est jamais né ni ne meurt ; alors que dans le quatrième chapitre, Shri Krishna dit que de nombreuses incarnations de Lui et d’Arjuna ont eu lieu, toutes connues de Lui mais pas d’Arjuna. Laquelle de ces deux affirmations est la vraie ? Elles le sont toutes deux, mais d’un point de vue différent.

    28 Comment le jîva peut-il provenir du Soi ? Connaissez votre Etre réel et vous ne poserez plus cette question.

    29 Pourquoi un homme devrait-il se considérer comme séparé ? Comment était-il avant d’être né et comment sera-t-il après la mort ? Pourquoi perdre son temps en de telles discussions ? Quelle est votre forme en sommeil profond ? Pourquoi vous considérez-vous comme un individu ?

    30 Telle cause, tel effet. L’arbre est ce qu’est la graine. L’arbre entier est contenu dans la graine qui, plus tard, se manifestera en tant qu’arbre. Cet arbre doit avoir un substrat que nous appelons mâyâ. Mais en vérité, il n’y a ni graine ni arbre. Il n’y a qu’Etre.

    31 Réalisez ce qui est présent ici et maintenant. Les sages l’ont toujours fait et continuent à faire cela. Voilà pourquoi ils disent que la Réalisation apparaît comme si c’était un état nouveau. D’abord voilé par l’ignorance et, plus tard, révélé, il semble, effectivement, être nouvellement réalisé. Mais il ne l’est pas.

    32 Prenez l’exemple des images réfléchies sur un miroir. Celui-ci n’est d’aucune façon affecté par la qualité ou la quantité des images réfléchies sur lui. Il en va de même pour le monde qui n’est qu’un phénomène sur la Réalité unique, ne l’affectant en aucune manière. La Réalité est seulement une.

    33 Les discussions sur l’illusion proviennent des différences d’angle de vision. Changez votre angle de vison pour prendre celui du jnâna et découvrez l’Univers comme n’étant rien d’autre que le brahman. Comme vous êtes actuellement dans le monde, vous considérez le monde en tant que tel. Allez au-delà de lui et il disparaîtra : la Réalité seule resplendira.

    34 Quand un homme rêve, il se crée lui-m^me (c’est-à-dire l’ahamkâra) ainsi que son entourage. L’Un est devenu le spectacle multiple, en même temps que le spectateur. De même à l’a état de veille, l’UN devient multiple. Le monde objectif est en réalité subjectif.

    35 Un astronome découvre un jour une nouvelle étoile à une distance infinie et annonce que sa lumière mettra des milliers d’années-lumière pour parvenir à la Terre. Eh bien, où se trouve en fait cette étoile ? N’est-elle pas dans le spectateur ? Mais les gens s’étonnent qu’une étoile énorme, plus grande que le Soleil et à une telle distance, puisse être contenue dans le cerveau d’un homme. Il s ne réalisent pas que l’espace, l’immensité et le paradoxe ne se trouvent tous que dans le mental. Comment peuvent-ils exister dans le mental ? Dans la mesure où vous en prenez conscience, vous devez admettre une lumière qui les éclaire. Ces pensées sont absentes dans le sommeil profond, mais réapparaissent au réveil. Ce qui prouve que cette lumière est transitoire, puisqu’elle a un commencement et une fin. Mais la conscience du « Je » est permanente et continue. Elle ne peut donc pas être la lumière transitoire. Elle est différente, mais n’a pas d’existence indépendante. Elle doit donc être âbhâsa (lumière réfléchie). Ainsi, la lumière dans le cerveau est « Connaissance réfléchie » (âbhâsa-samvit) ou « Être-réfléchi » (âbhâsa-sat).

     

    VIII Le quatrième état

    1 Pour un nombre restreint d’êtres suffisamment MÛRS, le Soi resplendit comme la lumière sans forme de la connaissance et transmet la réalisation de la vérité.

    2 Le regard a un effet purificateur. La purification ne peut pas être visualisée. Un morceau de charbon mettra longtemps à s’allumer, un morceau de charbon de bois mettra moins longtemps et la poudre à fusil s’enflamme immédiatement. Il en est de même avec les différentes sortes de personnes qui approchent les mahatmas.

    3 La philosophie hindoue postule, au niveau de la conscience relative, une alternance de trois niveaux. Le Soi est la réalité sous-jacente, base de la manifestation des trois autres états temporaires. Le Soi est turiya avastha ou quatrième état, ou turiyatita, « transcendant la quatrième », pour indiquer qu’en réalité, il n’y a pas quatre états mais seulement un état transcendantal.

    4 Si l’homme se prend par erreur pour le sujet, les objets doivent nécessairement lui apparaître différents de lui. Ils sont alternativement retirés et projetés, créant en même temps le monde et la jouissance qu’en a le sujet. Mais si l’homme parvient à se sentir comme l’écran sur lequel sont projetés le sujet et l’objet, il ne sera plus dans la confusion. Il pourra observer tranquillement leur apparition et leur disparition, sans que le Soi en soit troublé.

    Le quatrième état, c’est rester comme en état de sommeil profond et en même temps être vigilant. Le fait d’être vigilant est l’état de veille. Ce n’est donc pas un état de sommeil, mais celui d’un sommeil éveillé. Si vous suivez vos pensées, vous serrez entraîné par elles et vous vous trouverez dans un labyrinthe sans fin. Je dois remonter à la source de mes pensées : c’est ainsi que les pensées disparaîtront et que seul le Soi demeurera. En fait, pour le Soi, il n’y a ni intérieur, ni extérieur. Les pensées sont des projections de l’ego. Le Soi est pur et absolu.

    5 Le samâdhi (« sommeil éveillé ») est notre état naturel. C’est le courant sous-jacent à chacun des trois états. Celui-ci – c’est-à-dire le « Je » -- n’est pas dans les trois états, mais ces trois états sont en Lui. Le samâdhi, obtenu à l’état de veille, se maintiendra aussi durant le sommeil profond. La distinction entre conscience et inconscience relève du domaine du mental, lequel est transcendé par l’état du Soi réel.

    6 Progressivement, les obstacles seront tous surmontés et le courant deviendra continu. Ce qu’il faut, c’est une détermination ferme. Dans la réalisation du Soi, il n’y a que être, et rien que être.

    7 TURIYA : c’est l’esprit au repos, c’est être conscient que l’esprit s’est fondu en sa source. Savoir implique l’existence d’un sujet et d’un objet. Etre conscient veut dire ne plus pense.

    8 Etat de Maharshi : Vijnana (Connaissance, le brahman en tant que conscience, connaissance suprême), ou « Initiation de celui qui a reçu la lumière ». Cet état est différent de celui du mystique transporté dans l’extase pour un bref et inexplicable instant, après quoi les barrières opaques de l’esprit (MUR) se referment sur lui. La nécessité de détruire le mur de l’ego, qui nous isole et nous empêche de voir la réalité est présent aussi dans l’enseignement de Saï Baba de Shirdi : « Le monde crée un mur entre soi-même et les autres, entre moi et vous. Détruisez ce mur ! ». A quelqu’un qui voulait une photo de lui, il répondit : « Non, il ne faut pas de photos, il suffit de détruire le mur ».

    Absorption dans le Soi : Tout en ayant les yeux grands ouverts et en voyant le spectacle du monde qui se déroulait devant lui, Maharashi conservait de manière permanente la conscience de l’Etre, du Soi et de l’affirmation plénière de son identité avec le Soi. Il était le « Témoin » inaltérable qui, en tant que conscience pure, n’est pas affecté par les conditionnements du monde auquel, d’ailleurs, il ne reconnaissait qu’une réalité relative, illusoire, en le voyant à travers l’indifférenciation de l’Etre infini ou du « Je suis ».

    Sri Bhagavan a conscience du « Moi Supérieur » de manière constante et ininterrompue, et il déclare explicitement qu’il n’y a plus alors de sadhana (moyen, méthode, pratique spirituelle), plus d’effort spirituel. Sri Bhagavan ne lutta plus pour demeurer dans le « mi »parce que son « ego », dont l’opposition, est cause de la lutte, était entièrement dissous, et qu’il ne restait plus personne avec qui lutter. Les progrès de Sri Bhagavan vers une complète, et constante identité avec le « moi » se poursuivirent, dès lors, tout naturellement et sans efforts, dans une vie extérieure tout à fait normale ; une grâce irradiait et se répandait sur ceux qui l’approchaient. Des signes physiques de cette transformation apparaissaient aussi. A partir du réveil et jusqu’au moment où il pénétra dans le sanctuaire du Temple de Tiruvannamalai, Sri Bhagavan ressentir, dans tout son corps, une perpétuelle sensation de brûlure.

    9 Pour celui qui s’en tient à la réalité du Moi Supérieur, toutes les activités extérieures sont semblables à un rêve, ou à une représentation cinématographique, issus du substratum du « moi », qui reste alors un témoin impassible.

     

     

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