• « Je suis » (selon Ramana Maharshi).Partie 12

     Faut-il ne pas voir du tout le monde ? On ne vous demande pas de fermer vos yeux au monde. Vous devez simplement vous voir d’abord, et ensuite voir le monde entier comme étant le Soi. Si vous vous identifiez au corps, le monde apparaît comme extérieur à vous. Si vous êtes le Soi, le monde apparaît comme Brahman.

    « Je suis » (selon Ramana Maharshi).Partie 12 

     

    59 Les pensées sont des impressions latentes accumulées au cours d’innombrables vies passées. Le but est de les éliminer ; en être libéré constitue la Pureté. L’homme se laisse abuser par le jeu du Soi au-dedans du corps inconscient. Cette erreur doit cesser. Le Soi éternel ne nécessite aucun effort particulier pour être réalisé ; il faut simplement se débarrasser de cette illusion.

    60 L’esprit est un agrégat de pensées qui émanent de la Conscience, du Soi. Les pensées n’ont pas de réalité ; la seule réalité, c’est le Soi. L’esprit, à l’état pur, n’est autre que le Soi.

    61 La véritable réponse à la question : « Qui suis-je ? » n’est pas le fruit d’une réflexion, mais de la disparition de toutes les pensées, et du penseur lui-même.

    L’homme immergé dans le Soi : son état est comparable à celui d’un homme qui plonge au fond de l’eau pour aller chercher un objet (la perle). Tant qu’il est sous l’eau il ne peut pas parler. Quand il a trouvé ce qu’il cherchait et sort de l’eau, il peut de nouveau parler.

    62 L’étude des textes sacrés ne permet pas de découvrir la Vérité. Tant que l’esprit contient encore des vasanas (habitudes mentales ; tendances innées), la Réalisation ne peut se produire. L’étude des Shastras est encore une vasana. La Réalisation ne se produit qu’au cours du samadhi. Maharshi dit à un rat de bibliothèque : « Ce que vous cherchez se trouve au-dedans de vous. Les livres, eux, sont à l’extérieur. Alors pourquoi s’égarer en les étudiants. » Quand bien même on lirait toute une bibliothèque, on n’obtiendrait pas pour autant le moindre aperçu de ce que l’on EST. Le savoir, bien souvent, ne fait qu’augmenter l’orgueil et l’égoïsme, lesquels constituent de sérieux obstacles sur la voie spirituelle. Quand vous lisez, vos yeux parcourent les lignes, mais votre Cœur doit demeurer au sein de l’UN.

    63 Nous devons jouer notre rôle au théâtre de la vie, mais sans nous identifier à lui.

    64 Eliminer le « non-moi » n’est pas suffisant. Ce n’est qu’un processus intellectuel. La vérité ne peut être enseignée directement, c’est pourquoi on commence par cette méthode. A présent, on en arrive à la véritable quête intérieure. La notion de « je » est l’origine à laquelle il faut remonter. Découvrez ce qu’elle est et ne l’oubliez jamais plus.

    65 C’est la pensée de l’obstacle qui constitue le plus grand obstacle.

     

    V Mâyâ

    1 L’ignorance est due à la limitation du Soi, que nous nous imposons par erreur.

    2 L’espace et le temps sont en nous. Vous êtes toujours dans le Soi. Comment l’espace et le temps pourraient-ils vous affecter ?

    3 Rien n’arrive à l’existence ou ne cesse d’exister, car seul le Soi existe et il est la seule réalité immuable. Le temps, l’espace, la cause et l’effet, n’existent que dans l’esprit d’un ajnani, et l’expérience du Soi révèle leur non-existence. C’est l’ego qui est à l’origine du monde ainsi que de toutes les sciences, et des recherches infinies qu’elles engendrent. Si cet ego est dissous par l’investigation, tout l’édifice du karma accumulé s’écroule et seule demeure la réalité du Soi.

    4 Celui qui pense qu’il est l’auteur de l’acte est aussi celui qui souffre. La souffrance ne cessera pas tant que vous n’aurez pas perdu votre individualité. Celui qui examine avec attention son propre Soi, qui est félicité, ne ressentira aucune souffrance tout au long de sa vie. Nous souffrons parce que nous identifions ce corps, qui n’est pas nous-même, au « je ». La souffrance est entièrement due à cette illusion. Cherchez à l’intérieur. Rencontrez le Soi. Cet instant sera alors la fin du monde et de ses souffrances.

    5 Faut-il ne pas voir du tout le monde ? On ne vous demande pas de fermer vos yeux au monde. Vous devez simplement vous voir d’abord, et ensuite voir le monde entier comme étant le Soi. Si vous vous identifiez au corps, le monde apparaît comme extérieur à vous. Si vous êtes le Soi, le monde apparaît comme Brahman.

    6 Jnana (Connaissance) ne signifie pas que quelqu’un a la connaissance du Soi, parce que dans la réalisation du Soi, il n’y a pas quelqu’un qui connaît et il n’y a rien à connaître qui soit séparé du Soi. La connaissance véritable, ou jnana n’est ni objet d’expérience, ni appréhension d’un  état différent, distinct du sujet connaissant ; c’est une réalisation cognitive, directe, d’une réalité unique dans laquelle sujet et objet ont cessé d’exister. Celui qui est établi dans cet état est appelé jnani.

    7 Avec les images, le Soi est dans sa forme manifestée ; sans les images, il est dans sa forme non-manifestée. Pour le jnani, il importe peu que le Soi soit sous une forme ou sous une autre. Il est toujours le Soi. Pour le jnani, les trois degrés ont tous le même degré d’irréalité. Son état est celui d’éveil ininterrompu parce qu’il est éveillé au Soi éternel.

    8 Lorsque vous rêvez et voyez plusieurs personnages, en vous réveillant et en vous rappelant votre rêve, vous assurez-vous que les personnages de votre rêve sont eux aussi réveillés ?

     

     

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