• « Je suis, donc je pense » Conscience empirique et conscience universelle. (Partie 1)

    Chacun souhaite savoir ce qu’il sera quand il mourra, avant de savoir ce qu’il est maintenant. Or, s’il découvre qui il est maintenant, il saura ce qu’il sera après la mort. Donc, l’essentiel de la démarche maçonnique, c’est de tenter de répondre à la sollicitation : « Connais-toi toi-même ».

     

    « Je suis, donc je pense »

    Conscience empirique et conscience universelle. (Partie 1)

     

    Introduction :

    Le Trois Fois Puissant Maître rappelle à de nombreuses reprises, et c’est une façon de rappeler à chacun d’entre nous, là où nous nous situons à partir du 30° degré, que ce grade de Chevalier Kadosh est le « nec plus ultra » de la franc-maçonnerie. C’est l’aspect principal développé dans la présente planche : comme toute école des mystères, la franc-maçonnerie comporte un aspect exotérique et un aspect ésotérique. Elle donne à chaque initié, dès le début de son initiation une « boîte à outils », à savoir une méthode, des symboles, et également le « frottement » lors des tenues avec les autres frères et sœurs, et c’est donc à chacun de faire bon usage, ou non, de ces outils, pour atteindre l’objectif, qui est la conscience en harmonie avec le cosmos. Aussi, dans une première partie, sera traité la franc-maçonnerie exotérique, dans la seconde partie, la franc-maçonnerie ésotérique, c’est-à-dire les conditions d’échec et de réussite de la mise en œuvre de ces outils, et dans une dernière partie, les conclusions que l’on peut tirer de la démarche maçonnique.

    « Je suis Charlie » : l’ego ou le Soi est Charlie ?

    « Je suis terroriste » : Qui ?

    Pour un franc-maçon, devenir « Je suis », puis voir ce qui se passe.

    Le meilleur voile, pour masquer et cacher la véritable franc-maçonnerie, c’est encore la maçonnerie exotérique.

    « Je pense, donc je suis » ; « je suis, donc je pense ». Le donc signifie-t-il déduction ou simultanéité ? L'affirmation "je pense donc  je suis" (Discours de la méthode) est le premier principe de la philosophie cartésienne. Mais attention : le "donc" de cette affirmation n'est en rien déductif. Je suis non pas parce que je pense mais le  "je pense" et le "je suis" sont simultanés.

    Dans cette affirmation il faut comprendre que dans l'exercice de la pensée (ici le doute), j'ai conscience d'être  "une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser et qui pour être,  n'a besoin d'aucun lieu, ni d'aucune chose matérielle". (Discours de la méthode)

    Descartes décide de volontairement mettre en doute toutes ses connaissances et opinions. Que reste-t-il de cette mise hors circuit du monde et des ses objets ? Que c’est lui, sujet, qui doute. Or, pour douter, il faut penser. Donc, si je doute, je pense, et si je pense, je suis.

    « Je doute, je pense, je suis ». Ou encore « Je suis la pensée ».

    Cela peut se traduire de deux façons :

    • Si je suis la pensée, il y a limitation : je suis l’ego, le mental ou les pensées, ce qui signifie la même chose. Je suis donc la conscience individuelle.
    • Ou bien « Je suis ce Je suis », je suis la conscience universelle, qui intègre la conscience individuelle.

    En somme, à la question « « Qui suis-je ? », je peux répondre de deux façons :

    Je suis le « Je suis », le Soi. Lorsque ce Soi se limite, à la pensée, il est- l’ego, la pensée. Si ce « Je suis », ne se limite pas, il est l’infini, il est la Réalité, et il est la conscience universelle. Si je me limite, je suis la bulle dans l’eau, et si je ne me limite pas, je suis (je participe de) l’océan. Quand on dit qu’il faut redevenir comme des enfants, cela veut dire qu’il faut être semblable à, (comme des) enfants, mais avec cette différence essentielle : chez l’enfant, l’ego est virtuel, il n’est pas encore formé, mais en cours de formation, alors que chez le maître maçon, l’ego est maîtrisé (détruit). Abandonner le faux soi tout comme un acteur abandonne son rôle pour être lui-même.

    Chacun souhaite savoir ce qu’il sera quand il mourra, avant de savoir ce qu’il est maintenant. Or, s’il découvre qui il est maintenant, il saura ce qu’il sera après la mort. Donc, l’essentiel de la démarche maçonnique, c’est de tenter de répondre à la sollicitation : « Connais-toi toi-même ».

     

     

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