• Initiation : Jamais, l’initié ne pourra aller au-delà de son initiateur. (Partie 8)

    La franc-maçonnerie est un océan : les uns y puisent avec la main, d’autres avec un petit verre, ou un seau, et d’autres encore n’hésitent pas à s’y plonger. Et cela se voit ! En maçonnerie, seul compte le fond, pas le clinquant ! Peut-on se plaindre de l’océan du fait d’avoir comme seul outil une cuillère, même si c’est une cuillère à soupe ? Sois moins « radin », mon frère, prends un seau, mieux : plonge dans l’océan ! 

     

    Initiation : Jamais, l’initié ne pourra aller au-delà de son initiateur. (Partie 8)

    Le Grand Orient de France ne supporte pas la lumière, parce qu’il est lui-même pleins d’ombre.

    C’est dire qu’il y a deux conceptions que l’on peut avoir de l’initiation maçonnique :

    -         Dans un premier cas, on considère l’initiation comme un point d’arrivée. C’est une conception que l’on retrouve dans bien des loges. C’est une conception profane, où la franc-maçonnerie devient l’équivalent d’un club service.

    -         Dans un second cas, l’initiation est un commencement et un point de départ, qui vise à la réalisation de soi, après un travail difficile et laborieux, que l’on peut réaliser soit dans un égrégore, la loge, soit individuellement. Toute initiation, initiation à la musique, à une nouvelle langue, à un nouveau métier, etc. donne lieu à une période d’apprentissage parfois ardue : il en va de même concernant l’initiation maçonnique.

    En conséquence, pour chaque franc-maçon, l’alternative est la suivante :

    • Soit il demeure fidèle à l’idéologie de la classe à laquelle il fait partie, à savoir la classe bourgeoise, et dans ce cas, il trahit l’idéal maçonnique de « Liberté, Egalité, Fraternité » ;
    • Soit il trahit les intérêts de la classe dont il fait partie, et il demeure alors fidèle à l’idéal maçonnique.

    Si l’on capte les vibrations qui émanent des réunions de loges, ces vibrations sont au niveau du bas astral. En voici quelques exemples :

    • Années 1960 à 2000, loges de Metz : un commerçant avoue à la télévision, avoir transporté des valises de billets (en moyenne de 50 000 francs par mois), depuis la France jusqu’en Suisse. Là il présente aux téléspectateurs le « palais » qu’il a construit au bord du lac Léman, pour une valeur, à ce jour, de 20 millions d’euros. Il était propriétaire d’un commerce de textile florissant, bien connu des messins, situé dans une rue fortement commerçante de la ville, la rue Serpenoise. Franc-maçon, les autres membres des loges ne trouvent rien à redire à un tel comportement de voyou en col blanc !
    • Années 1970 à 2000 : De nombreux francs-maçons se sont gavés dans le cadre de l’équipe du maire en place dans ces années là : Jean Marie Rausch. Ainsi, ils ont bénéficiés de prébendes (marchés publics de toutes sortes). En échange, ils tenaient des postes de responsables des campagnes électorales. Ainsi, lors des élections municipales de Metz, en 2006, l’un des responsables de la franc-maçonnerie, chirurgien, prétendant au titre de président du Grand Orient de France, a organisé à son domicile des réunions tupperware avec des notables locaux, pour favoriser la réélection de Jean Marie Rausch, élu cumulard, maire de Metz depuis 1970. D’ailleurs l’épouse de ce ponte maçonnique figurait sur la liste des candidats présentés par Jean Marie Rausch.
    • Années 1980, dans une loge de l’Est de la France : comme pour de nombreuses loges, il y a un marionnettiste qui tient les ficelles et qui est à la manœuvre. Dans ce cas précis, il s’agit d’un grand bourgeois, chef d’entreprise, qui porte le surnom de « Bernard Tapie de l’Est », ceci bien sûr quand Bernard Tapie faisait la Une de la plupart des « tabloïds » étant présenté, avant d’être ministre à la ville, comme un sauveur de la « gauche » et de l’emploi. Notre franc-maçon, comme son modèle national, se faisait fort de racheter des entreprises, en France, et en Europe, dont l’Espagne, pour ensuite les dépecer et en tirer un maximum de profit. <les travailleurs de ces entreprises se retrouvent sur le pavé, sans emplois. Bien évidemment, les autres membres de la loge ne trouvaient rien à y redire et étaient plutôt sur le registre de l’admiration béate.
    • Années 1990, dans une loge du Nord de la France : Des francs-maçons, cadres de la police, d’hôtels de Lille, etc. organisent, au vu et au su de francs-maçons de la haute société notable de Lille, des « parties fines », parfois en présence de personnalités nationales démasquées depuis, dont un responsable national du parti socialiste, candidat aux élections présidentielles. Pas de réactions des responsables maçons.
    • Années 2000, dans une loge du Nord de la France : Un membre connu des instances dirigeantes du suprême conseil du rite écossais ancien et accepté du Grand Orient de France est accusé d’avoir violé sa petite fille, âgée de moins de 15 ans. Ce notable est un retraité d’une entreprise de plus de 4000 salariés, qui, de son propre aveu, a trempé dans le marché truqué des lycées d’Ile de France. D’abord défendu par un responsable, avocat de profession, du Grand Orient de France, des francs maçons savent que cet individu nauséabond a proposé une forte somme d’argent à sa petite-fille pour qu’elle retire sa plainte. Il participe aux diverses tenues des loges bleues et des hauts grades avec beaucoup de morgue et d’audace, et aucun franc-maçon n’y trouve à redire, jusqu’à ce qu’il soit obligé, face au scandale public, de se retirer sur la pointe des pieds.
    • Années 2000, dans les loges de Metz : Un individu des hauts grades prétexte la création d’une compagnie de théâtre à destination des enfants mineurs des francs-maçons. En fait, il se crée ainsi un ensemble de personnes que cet individu, outre des leçons de théâtre, utilise pour les séduire et les violer. Le scandale est violent, et ne pouvant être étouffé, l’individu est condamné à purger une peine de prison.

    Sans doute, dira-t-on, les francs-maçons ne sont que des hommes, et qu’il y a autant de personnes malhonnêtes ou pédophiles en franc-maçonnerie que dans le reste de la population. Mais ce qu’il convient de souligner ce sont les réactions tardives, et souvent pas à la hauteur des diverses situations, d’une association qui se veut fraternelle et initiatique. Peut-on imputer cela à une certaine naïveté à propos de la nature humaine ? En tout cas les conséquences sont incalculables quant aux membres des familles victimes de ces actions, ainsi que sur l’image que l’on peut avoir de la franc-maçonnerie. Cela repose dur le triptyque des trois P : « Pognon, Pornographie, Pouvoir ». Bien évidemment, il n’y a aucune jalousie quant à ces divers cas d’enrichissement, mais simplement de la pitié quant au peu de valeur que l’on accorde dans les faits aux idéaux maçonniques. Il n’y a non plus aucune place pour développer une fausse hypothèse d’un soi-disant « complot maçonnique », ni de l’antimaçonnisme. Par contre, il est difficile de cheminer sur un sentier initiatique en côtoyant de tels partenaires. L’image que l’on garde d’une telle association, est celle d’un maçon, blanchi sous le harnais, c’est-à-dire maçon pendant de nombreuses années, ayant atteint le trente troisième degré des hauts grades, et décédé : cela permet de faire un bilan de son parcours maçonnique : jusqu’au dernier jour de sa vie terrestre, ce maçon, se sentant « mal dans la peau », buvait deux litres de vin ! Comment croire alors qu’il avait quelque confiance ou souci des véritables enjeux de l’initiation maçonnique ? Peut-on imaginer, malgré son préchi-précha, ses grandes tirades, qu’il soit à même de conduire une autre personne vers le but maçonnique. Car il est certain qu’aucun initié, s’il ne trouve les bonnes clés, ne pourra aller au-delà de la situation dans laquelle se trouve son initiateur.

     

    En conclusion, en raison des règles de recrutement et notamment de la cotisation prohibitive, c’est à une véritable culture de l’entre soi, mais une  fermeture sur l’humanité, que l’on trouve dans les obédiences maçonniques. Loin d’être universelles, les valeurs véritablement mises en œuvre renvoient à l’origine bourgeoise et petite-bourgeoise de la grande majorité des membres affiliés.

    Ce qui prime, c’est l’efficacité d’un club service. Chaque ombre est un clou qui vient fermer le cercueil dans lequel se trouve en particulier le cadavre de l’Obédience du Grand Orient de France.

    Le Grand Orient de France se définit comme étant un ordre traditionnel et initiatique. C’est l’Obédience maçonnique la plus ancienne de France, et il est donc intéressant d’en faire un bilan. Les questions à se poser sont :

    -         Quelles sont les étapes historiques de cette Obédience ?

    -         Quelle est la composition sociologique de cette Obédience ?

    -         Quel est l’avenir de cette Obédience ?

     

    La franc-maçonnerie est un océan : les uns y puisent avec la main, d’autres avec un petit verre, ou un seau, et d’autres encore n’hésitent pas à s’y plonger. Et cela se voit ! En maçonnerie, seul compte le fond, pas le clinquant ! Peut-on se plaindre de l’océan du fait d’avoir comme seul outil une cuillère, même si c’est une cuillère à soupe ? Sois moins « radin », mon frère, prends un seau, mieux : plonge dans l’océan ! 

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