• Initiation : Jamais, l’initié ne pourra aller au-delà de son initiateur. (Partie 2)

    Même la bonne santé n’est pas un critère d’une grande avancée sur le chemin initiatique. Comme l’indique Yogananda : « Un corps malade n’indique pas plus que le guru n’a pu atteindre le contact divin qu’une santé de fer n’est le signe de l’illuminisme. Un maître ne doit être cherché que dans son domaine propre : le spirituel ». (Autobiographie d’un yogi, page 213). 

     

    Initiation : Jamais, l’initié ne pourra aller au-delà de son initiateur. (Partie 2)

    Le Grand Orient de France ne supporte pas la lumière, parce qu’il est lui-même pleins d’ombre.

    Que l’on comprenne bien : il ne s’agit sûrement pas de contester à telle ou telle personne, de la bourgeoisie ou de la petite-bourgeoisie, médecin, commerçant, avocat, haut fonctionnaire, artisan, chef d’entreprise, etc., la qualité d’être reçu en franc-maçonnerie. Il ne s’agit pas non plus de critiquer les modalités de recrutement mises en œuvre : chaque franc-maçon a naturellement une forte tendance à recruter les personnes qu’il côtoie, de son entourage immédiat, et donc qui lui ressemble le plus. Là où apparaît la difficulté, c’est l’absence patente de représentants de la majorité du peuple, de « gens du commun » et de travailleurs pauvres notamment. Que l’on ne dise pas qu’un tel recrutement est impossible : la simple volonté suffirait pour le mettre en œuvre, et bien sûr quelques aménagements, comme par exemple l’application du quotient familial quant à la cotisation. Chaque personne, même le bourgeois, côtoie de mille façons, dans la vie quotidienne, des individus variés et divers, de tous les milieux sociaux : le boulanger, l’épicier, les clients des médecins, les employés des entreprises, etc. Et chacun sait qu’il y a au sein du peuple de nombreux « maçons sans tablier », donc initiables. De plus, ni l’argent, ni les études supérieures, ni aucun privilège,  n’ont jamais été un critère de fort avancement sur la voie initiatique. Cependant, les obstacles à un tel recrutement sont à deux niveaux, évidents : d’une part, les bourgeois, une fois initiés, ferment la porte à ces personnes, car la simple idée d’initier les gens du peuple leur semble incongrue (murs de l’argent, de la culture bourgeoise, et désir de se reproduire entre soi) ; d’autre part, les gens du peuple n’ont pas l’idée, ni l’appétence, de postuler à l’initiation à une structure qui présente un fort caractère de classe (gens riches, plutôt blanc, avec une culture bourgeoise, âgés, etc.)

    Jamais la franc-maçonnerie n’a cherché à mettre en œuvre des règles, notamment financières, permettant l’accès de l’Obédience à la catégorie des travailleurs pauvres. C’est là une forme de ségrégation sociale. Si l’on parle d’appliquer des quotas quant au sexe, il serait également utile d’appliquer des quotas en matière d’origine sociale.

    Pour répondre à la seconde question : afin d’avoir un caractère universel, la franc-maçonnerie prend-elle en compte les intérêts objectifs de la catégorie de travailleurs pauvres ? IL n’en est pas question. Se pose le problème de la possibilité de le faire, sans connaître véritablement la manière de vivre et de penser de cette partie de la population de la part de la bourgeoisie.

    On peut légitimement en déduire que l’initiation maçonnique s’adresse uniquement à une catégorie de personnes ayant les moyens financiers et intellectuels de postuler. Or, peut-on dire que la richesse et l’intelligence soient des critères de progression sur la voie initiatique ?

    Bouddha naquit dans une famille royale et connut une vie luxueuse pendant sa jeunesse. Jésus vint au monde dans un milieu très modeste et fut élevé dans la simplicité. Il n’existe aucun lien direct entre l’évolution intérieure d’une personne et le contexte familial et social dans lequel elle est incarnée. Par extension, la richesse ou la pauvreté n’est pas un critère pour affirmer que tel individu est plus évolué qu’un tel autre sur le plan spirituel. De plus, on peut s’interroger sur l’aspect démocratique de la franc-maçonnerie. Dans le passé, les écoles philosophiques qui se faisaient rémunérer pour dispenser leur savoir s’adressaient plutôt à l’élite dirigeante. C’était le cas des sophistes dans l’Athènes des V° et IV° siècles avant notre ère. Socrate et Platon s’opposaient à cette forme de vénalité aristocratique, et partageaient le savoir de manière bénévole, et donc véritablement fraternelle.

    Etre riche ou pauvre, est-il un avantage ou un inconvénient pour quiconque veut consacrer sa vie à la spiritualité ? La question mérite d’être posée. En tous les cas, c’est un critère qui ne devrait pas entrer en ligne de compte pour choisir les futurs initiés. Il en est de même de bien d’autres critères : sexe ou genre, origine ethnique, religion, etc.

     

    Même la bonne santé n’est pas un critère d’une grande avancée sur le chemin initiatique. Comme l’indique Yogananda : « Un corps malade n’indique pas plus que le guru n’a pu atteindre le contact divin qu’une santé de fer n’est le signe de l’illuminisme. Un maître ne doit être cherché que dans son domaine propre : le spirituel ». (Autobiographie d’un yogi, page 213). 

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