• Devoir de mémoire et Franc-maçonnerie

    Le devoir de mémoire du maçon est donc l’obligation de s’attacher à l’essentiel, au lien fraternel qui les unit, qui est mis en valeur lors des tenues, par le temple, les symboles, le rituel, la chaîne d’union, en somme le fond commun à tous les humains, l’amour. Ce lien, « parole » vibration, d’abord oubliée, perdue, est retrouvé grâce à l’initiation.

    Devoir de mémoire et Franc-maçonnerie.

     

    Le Franc-maçon a aussi un devoir de mémoire, celui de faire mémoire du lien de fraternité et d’amour qui le lie à ses frères et à ses sœurs.

    Au sein de la Loge, cette mémoire est assurée essentiellement par le Maître Expert, gardien vigilant du rituel, qui rappelle, quand il le faut, les bonnes paroles et les bons geste, et également par le frère secrétaire, garant de la planche des travaux, au regard de l’histoire et des archives de la Loge.

    La mémoire est également construite par la répétition du rituel, et sa contrepartie, l’exigence d’assiduité des frères : rappel de l’article 1 de la Constitution et de la définition de nos objectifs par le vénérable Maître, chaîne d’union, lien entre le passé, le présent et l’avenir, etc.

    Ensuite, la mémoire est assumée par le recours continuel aux symboles (étymologiquement, sumbollon signifie « jeter ensemble », et s’oppose à diabollon, « jeter de part et d’autre »). La notion de symbole renvoie aux tessons détenus par deux ou plusieurs personnes, pour se reconnaître, à l’issue d’une séparation et d’une absence. Ainsi, les symboles renvoient au lien de fraternité et d’amour qui unit les maçons, à leurs mots, signes et attouchements. Par lesquels ils se reconnaissent comme initiés.

    La mémoire est aussi cultivée par les diverses cérémonies, dont le solstice d’été, ou saint Jean d’été, et le solstice d’hiver, ou saint Jean d’hiver. Le soleil-Hiram, vieil homme, est tué par les trois mauvais compagnons que sont la balance, le scorpion et le sagittaire et le soleil-Hiram, nouvel homme, « ressuscite » (c’est-à-dire est initié), avec l’aide du bélier, du taureau et des gémeaux.

    La mémoire est aussi entretenue par l’architecture du temple maçonnique, qui renvoie à l’histoire (et au mythe) du temple de Salomon (deux piliers, bougies, saint des saints avec les trois lumières, etc.) dans une opposition significative entre le sacré et le profane.

    Enfin, la mémoire est restituée et revivifiée par les diverses initiations, qui constituent la démarche maçonnique, en progression vers la réalisation des valeurs universelles et spirituelles.

     

    La limite du devoir de mémoire maçonnique.

    Le devoir de mémoire nous rattache :

    ·   A la légende d’Hiram (chaque maçon est un Hiram en devenir) ;

    ·   Aux sociétés des mystères égyptiennes et grecques (Fraternité d’Héliopolis, Isis et Osiris, Ephèse, Delphes, etc.) ;

    ·   Aux corporations de constructeurs (pyramides, cathédrales, Ordre du Temple, compagnons du Tour de France,…) ;

    ·   A toutes les victimes du fanatisme humain, de la bêtise humaine, religieux ou politique : Orphée, Hiram, Confucius, Pythagore, Socrate, Maître Jésus, les Gnostiques, Hypatie d’Alexandrie, les Cathares, les Albigeois, Mansur-al-Hallaj, de Molay, Galilée, etc.

    Cependant la maçonnerie demande au maçon de prêter sermon pour un secret qu’il a perdu (la parole perdue). Le maçon est privé de quelque chose que Hiram possédait avant sa « mort ». L’Eglise a excommunié les maçons pour un secret perdu. C’est paradoxal. Mais avec la résurrection d’Hiram (son initiation), cette parole a-t-elle été recouvrée ? Ce secret, plus qu’une parole, ne serait-il pas plutôt une vibration, quelque chose qui relie, émetteur et récepteur ?

    Ce lien est alors l’objet de la recherche maçonnique, lien qui est pas « pensé », mais « éprouvé ». Il y a donc l’essentiel et l’accessoire : l’accessoire, ce sont nos différences. Chaque frère (et sœur) est une perle, les perles étant de couleur et de formes très variées. L’essentiel, c’est ce qui est caché, le fond humain qui nous est commun, le ruban qui relie les perles entre elles, c’est-à-dire la fraternité.

    Le devoir de mémoire du maçon est donc l’obligation de s’attacher à l’essentiel, au lien fraternel qui les unit, qui est mis en valeur lors des tenues, par le temple, les symboles, le rituel, la chaîne d’union, en somme le fond commun à tous les humains, l’amour. Ce lien, « parole » vibration, d’abord oubliée, perdue, est retrouvé grâce à l’initiation.

     

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