• Conseil municipal de Metz: quelle démocratie? (Première partie)

    Il faut espérer que les élus de l’opposition vont déférer la délibération relative aux représentants dans les commissions et dans les divers organismes, au contrôle, tant auprès du préfet (contrôle de légalité) qu’auprès du tribunal administratif. Car sans compter sur le sentiment « démocratique » de Monsieur Gros, même du point de vue réglementaire, la représentativité de l’opposition n’est pas assurée.

    Ayant participé au Conseil municipal de Metz du 17 avril 2014, je suis surpris de constater avec quelle facilité le maire, Dominique Gros, foule aux pieds la démocratie la plus élémentaire, et enfume les élus de l’opposition. Ainsi, prenons l’exemple du vote des représentants dans les diverses commissions. Le maire, digne émule de l’ancien régime (il a d’ailleurs plusieurs fois répété : « On a toujours fait comme cela »), se comporte en véritable monarque autocrate, qui attribue « généreusement » quelques postes à l’opposition.

    Lorsqu’il se base sur une commission de 5 titulaires et 5 suppléants, il effectue son calcul sur 5 membres, et attribue 4 membres à la majorité PS et un membre à la liste Zimmermann. Pourtant, il s’agit de listes bloquées, comprenant 10 membres, 5 titulaires et 5 suppléants, les suppléants pouvant remplacer les titulaires en cours de mandat. Si on fait le calcul sur 10 membres, on obtient : PS : 7 représentants, liste Zimmermann : 2 représentants, Front National : 1 représentant et non-inscrit : 0.

    C’est d’ailleurs une erreur de ne pas avoir demandé un vote à bulletin secret et d’avoir accepté le « cadeau » d’une place généreusement attribuée, soit en réalité 2 postes (un titulaire et un suppléant), alors que la liste de droite avait droit, de fait, à trois postes : le maire a roulé dans la farine les représentants de la droite classique en lui « raflant » un représentant, et en créant une pseudo union  UMPS contre le Front National : à se demander si l’opposition a véritablement le niveau pour représenter 15238 électeurs ?

    Concernant la commission CCAS, le maire se base sur 8 membres titulaires, et la répartition devient : PS : 6 représentants (12 avec les suppléants), Liste Zimmermann : 1 représentant (2 avec le suppléant) et Front National : 1 représentant (2 avec le suppléant). Or, si on fait le calcul sur une liste de 16 membres (titulaires et suppléants), on obtient : PS : 12 représentants, liste Zimmermann : 3 représentants et Front National : 1 représentant. Encore une fois, la liste Zimmermann se fait « gauler » un représentant !

    Si on applique le même critère aux 8 commissions thématiques, composées de 7 membres titulaires et de 7 membres suppléants, soit un total de 112 membres, on obtient : PS : 81 membres, liste Zimmermann : 18 membres, Front National : 8 membres et non inscrits : 4 membres.

    Enfin, le même principe adopté pour les représentants dans les divers associations, écoles, collèges et lycées, conduirait, sur 100 représentants désignés : PS : 73 représentants, liste Zimmermann : 16 représentant, Front National : 7 représentants et non-inscrits : 4 représentants.

    Il faudrait rappeler à Monsieur Gros qu’il ne représente qu’un messin sur cinq (22 % des inscrits). Pour qu’une délibération relative au budget ou aux impôts par exemple, soit véritablement légitime, démocratiquement, il faudrait qu’elle soit votée à l’unanimité (l’ensemble des élus, majorité et opposition,  représentent 37036 votants pour 71989 inscrits). Tout le reste est fiction !

    Les élus de l’opposition feraient bien de faire respecter les voix qui se sont portés sur eux, s’ils veulent encore en bénéficier lors des prochains scrutins (européennes, etc.) : faut-il rappeler qu’un élu PS représente 400 voix, alors qu’un élu de la liste Zimmermann représente 1385 voix, et un élu du Front National 1447 voix. Ainsi donc, un élu de l’opposition « pèse » trois à quatre fois plus qu’un élu de la majorité. Tout le reste est littérature. Les faits sont têtus : l’opposition droite extrême et droite classique représente 21028 voix contre 16008 voix pour le PS. Alors pourquoi refuser la représentation de certains messins ? Où est la démocratie dans tout cela ?

    Il faut espérer que les élus de l’opposition vont déférer la délibération relative aux représentants dans les commissions et dans les divers organismes, au contrôle, tant auprès du préfet (contrôle de légalité) qu’auprès du tribunal administratif. Car sans compter sur le sentiment « démocratique » de Monsieur Gros, même du point de vue réglementaire, la représentativité de l’opposition n’est pas assurée.

     

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