• Caractéristiques des valeurs de la République ?

    Il n’y a pas d’échelle de la République, tout comme il y a une échelle de Richter, allant de 1 à 10, pour indiquer la magnitude d’un séisme. L’échelle de la République indiquerai en 1 le « bon » républicain, celui qui applique les valeurs de la République universellement et pratiquement. Puis il y aurait les « quart » ou « demi » républicains, qui excluent de ces valeurs une partie de la population (les juifs, les roms, les arabes, les étrangers,…), jusqu’à parvenir, en 9 ou 10,  à ceux qui mettent en œuvre des méthodes expéditives à l’égard de ces exclus (apartheid, ghettos, holocaustes, génocides, extermination, etc.)

    Caractéristiques des valeurs de la République ?

     

    « Les administrateurs du district de Sarreguemines en session de conseil.

    Messieurs,

    Il est généralement et journellement reconnu que les juifs se font une étude de l’art de tromper, et qu’on les surprend, sans cesse, dans la friponnerie, que l’usure ce monstre qui ouvre les mains de l’avarice même pour l’assouvir davantage, va partout épiant la faiblesse et le malheur pour leur porter ses perfides secours, paraît avoir choisi tout juif, pour son agent.

    Des règlements, aussi anciens que sages, avaient mis des entraves à leurs manœuvres, malheureusement, ils sont tombés en désuétude, cette secte qui n’a d’autre titre que celui d’homme, fait cependant, aujourd’hui, tous ses efforts pour être admis au droit de citoyen actif, qu’elles [sic] seront alors, Messieurs, les bornes de leur ambition, de leur avarice, s’ils parvenaient à leurs buts ? Cette triste perspective nous a frappé vraisemblablement, Messieurs, a été également agitée dans vos délibérations. Nous sommes surchargés des individus de cette nation à raison de notre situation sur l’extrême frontière du royaume, en conséquence nous avons demandé que les anciens règlements de Lorraine, tombés en désuétude, et ceux de l’ancienne province d’Alsace, soient déclarés communs au Département pour y être suivis et exécutés.

    Veuillez, Messieurs, appuyer nos demandes et nos réclamations contre leur prétention.

    Nous ne sommes qu’une même famille, nos intérêts sont communs, nous osons donc croire que les sentiments de fraternité qui animent tout français, vous décideront, Messieurs, à vous unir à nous, notre souhait ne pourra alors qu’être complet.

    Sarreguemines, le 25 juillet 1790.

    Les administrateurs du district de Sarreguemines en session de Conseil.

    Président : MESSAGER. ».

     

    De quoi s’agit-il ? S’agit-il d’un maire du Front National, qui exprime des souhaits antisémites auprès de ses affidés ? Cela pourrait être cela. Mais la date – 1790 - nous indique qu’il s’agit d’une lettre adressée par des élus « républicains », de la circonscription du district de Sarreguemines, à d’autres élus républicains, les représentants du conseil général de la Moselle (Source : Archives du Département de la Moselle, fonds de la Révolution française). Cela devrait conduire à bien définir ce que sont les valeurs de la République, qui se distinguent notamment par deux caractéristiques essentielles, sans lesquelles, il n’y a plus de valeurs républicaines.

    Ainsi prenons la « fraternité » : certains « élus » de la République sont d’accord avec cette valeur, sous réserve qu’elle ne s’applique qu’aux « bons » français (voir les auteurs de la lettre), ou aux « français de souche » (voir le Front National). Cependant, les valeurs républicaines n’ont de sens que lorsqu ‘elles s’appliquent universellement, à tous les êtres humains sur le territoire !

    Seconde caractéristique indispensable : les valeurs de la République doivent se pratiquer effectivement dans la vie quotidienne de chacun.

    Par exemple, les droits civiques et politiques, comme le suffrage universel, ne sont devenus une réalité qu’en 1848, pour les hommes, et en 1944, pour les hommes et les femmes.

    Les droits à la vie et à la dignité, comme : « manger », travailler », « se loger », « s’habiller », « se cultiver », etc. ne sont pas, loin de là, et de moins en moins, une réalité pour tous : voir les SDF, les détenus des prisons de la République, ou certains habitants des quartiers dits « difficiles », ou dans certains milieux ruraux !

    Ainsi, il est absurde d’opposer aux fausses valeurs des fanatiques et des terroristes la simple affirmation de valeurs républicaines, sans pouvoir les pratiquer effectivement dans la vie quotidienne. Les élus ont trop tendance à s’attaquer aux effets, et non à la cause : par exemple, un grand bourgeois, comme le député Bernard Debré, au lieu de s’attaquer véritablement aux causes de la misère, pour en supprimer les effets (habillement de mendiants et de pauvres), propose de généraliser les tabliers à l’école : cela s’appelle un « cache-misère ». C’est indigne pour les pauvres !

    Propager les valeurs de la République, notamment à l’école, comme une sorte de propagande, serait tout à fait non opérationnel et contre-productif : Il conviendrait de tenir un discours sur les bonnes valeurs, sans que celles-ci ne trouvent un début de réalisation dans la vie quotidienne des élèves ou des parents. Ou alors, les valeurs mises en avant seraient celles de la classe des très riches, inapplicables par les représentants des classes laborieuses. Et comble du cynisme, prôner en paroles des valeurs républicaines, tout en appliquant en pratique les fausses valeurs de l’argent (« Si tu n’as pas une montre Rolex à cinquante ans, tu as raté ta vie ! ») ! Si l’on veut combattre le fanatisme et le terrorisme, en lui opposant les valeurs républicaines, nul échappatoire possible, en matière de communication : ou bien ces valeurs sont appliquées ici et maintenant, ou bien elles n’ont pas de véritable valeur, sauf celle d’un catéchisme hypocrite !

    Il en est de même de la laïcité : elle doit être considérée comme la valeur permettant le vivre ensemble : c’est un cadre favorisant l’expression de toutes les croyances, y compris l’athéisme et l’agnosticisme. La laïcité ne peut être à géométrie variable, valable pour le christianisme, dangereuse pour l’Islam. De par le passé, il y a eu trop de compromissions, entre élus et représentants de certaines religions, allant jusqu’à l’alliance du sabre et du goupillon. Sinon comment expliquer qu’existent encore sur des territoires de la République des accommodements avec certaines religions ? Un exemple : depuis près d’un siècle, avec le silence complice des élus et des partisans de la « laïcité », le délit de blasphème est maintenu dans les territoires concordataires d’Alsace Moselle.

    Ainsi, il n’y a pas de juste milieu : ou bien on est républicain, ou bien on ne l’est pas ! Ou bien on est laïque, ou bien on ne l’est pas !

    Il n’y a pas d’échelle de la République, tout comme il y a une échelle de Richter, allant de 1 à 10, pour indiquer la magnitude d’un séisme. L’échelle de la République indiquerai en 1 le « bon » républicain, celui qui applique les valeurs de la République universellement et pratiquement. Puis il y aurait les « quart » ou « demi » républicains, qui excluent de ces valeurs une partie de la population (les juifs, les roms, les arabes, les étrangers,…), jusqu’à parvenir, en 9 ou 10,  à ceux qui mettent en œuvre des méthodes expéditives à l’égard de ces exclus (apartheid, ghettos, holocaustes, génocides, extermination, etc.)

     

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