• Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 52) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code

    En fait, le révisionnisme renonce au but final, à l’édification socialiste, renie le marxisme-léninisme et les conceptions marxistes-léninistes de l’Etat et de la lutte de classes, et sert la bourgeoisie capitaliste, dont, en réalité, il représente une fraction au sein du mouvement ouvrier.

    Le révisionnisme, explicitement ou non, affirme la nécessité d’un Etat de type habituel, comme la république démocratique bourgeoise parlementaire pour passer au « socialisme » ( !), et non la nécessité d’un Etat de type nouveau comme la Commune de Paris de 1871, ou les Soviets des députés ouvriers de 1917 : on voit avec évidence, que le révisionnisme a renoncé en fait, sinon en paroles, à la suppression des classes, à la libération de l’esclavage salarié, à l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’édification du socialisme, et qu’il est le dernier rempart de la bourgeoisie au sein du mouvement ouvrier.

    Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 52) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code du Travail ? Pour commémorer la Révolution russe d’octobre 2017.

     

    C’est là un point qui oppose le marxisme-léninisme et le révisionnisme. Mais ce qui sépare le marxisme-léninisme de l’opportunisme en général, et plus particulièrement du révisionnisme, est sans commune mesure avec ce qui sépare le marxisme-léninisme de l’anarchisme. L’opposition entre marxisme-léninisme et révisionnisme est irréversible et inconciliable, car cela touche les vérités les plus profondes, ce qui n’est pas toujours le cas de l’anarchisme.

    En fait, le révisionnisme renonce au but final, à l’édification socialiste, renie le marxisme-léninisme et les conceptions marxistes-léninistes de l’Etat et de la lutte de classes, et sert la bourgeoisie capitaliste, dont, en réalité, il représente une fraction au sein du mouvement ouvrier.

    Le révisionnisme, explicitement ou non, affirme la nécessité d’un Etat de type habituel, comme la république démocratique bourgeoise parlementaire pour passer au « socialisme » ( !), et non la nécessité d’un Etat de type nouveau comme la Commune de Paris de 1871, ou les Soviets des députés ouvriers de 1917 : on voit avec évidence, que le révisionnisme a renoncé en fait, sinon en paroles, à la suppression des classes, à la libération de l’esclavage salarié, à l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’édification du socialisme, et qu’il est le dernier rempart de la bourgeoisie au sein du mouvement ouvrier.

    Ce qui sépare le marxisme-léninisme du révisionnisme est que le premier affirme et le second nie : le caractère non entièrement étatique de la dictature du prolétariat, le caractère transitoire de l’Etat, la contradiction entre l’Etat et la liberté, la nécessité de mettre en pièces la machine bureaucratico-militaire.

    Au sein du mouvement ouvrier, il y a deux façons de considérer l’action présente (revendications économiques, luttes politiques et idéologiques, …) du prolétariat, alors que la bourgeoisie est encore au pouvoir, et le but final : l’une est la façon révisionniste bourgeoise, l’autre est la façon marxiste-léniniste.

    La première tendance, révisionniste bourgeoise, déclare que l’Etat est celui du peuple tout entier. Aussi c’est pourquoi le prolétariat en tant que classe distincte, doit se contenter de la « lutte de classe » limitée à des revendications et ne touchant pas à l’organisation de l’Etat ; il doit au nom du « bon sens » porter son attention principalement sur les syndicats et leur légalisation ; il doit considérer ces syndicats comme le point de départ de son éducation politique et de son organisation ; il doit élaborer des « réformes » sérieuses et préférer les dirigeants qui ont tendance à devenir des « guides pratiques du mouvement politique réel de la classe ouvrière ». C’est-à-dire, résumé de façon succincte, « le mouvement est tout, le but n’est rien » (Bernstein).

    Cette tendance maintient une dépendance du mouvement ouvrier à l’égard de la bourgeoisie : le mouvement ouvrier n’a aucune indépendance, et donc il est soumis organisationnellement (syndicats de collaboration de classe, partis bourgeois et petits bourgeois essaient de regrouper le prolétariat sur leurs bases), idéologiquement (économisme, conception bourgeoise du monde…), politiquement (légalisme, parlementarisme, réformisme, électoralisme…) à la bourgeoisie. La bourgeoisie conserve alors les rênes du pouvoir, et rien ne change.

    La seconde tendance, le prolétariat révolutionnaire, réplique que sa révolution est celle du peuple tout entier. C’est pourquoi, en tant que classe la plus avancée et la seule révolutionnaire jusqu’au bout, il doit non seulement y participer avec la plus grande énergie, mais y tenir un rôle dirigeant. C’est pourquoi il ne doit pas s’enfermer dans les limites d’une « lutte de classe » étroitement conçue, réduite notamment au mouvement syndical (les « revendications »), mais s’efforcer au contraire d’élargir le cadre et le contenu de la lutte de classe jusqu’à y faire entrer toutes les tâches de la future révolution socialiste.

    Cette tendance déclare que, sans nier l’importance et la nécessité de réformes immédiates, il faut dès aujourd’hui, préparer organisationnellement, idéologiquement et politiquement la révolution prolétarienne et son après, c’est-à-dire la dictature du prolétariat ; les réformes doivent se faire essentiellement en vue de cet objectif.

    Alors que la bourgeoisie détient encore le pouvoir, comment se fait cette préparation ?

    Concrètement, par la création et l’édification de l’arme indispensable : le Parti marxiste-léniniste, et l’organisation de l’ensemble de la classe prolétarienne et du peuple en général sous la direction idéologique et politique de ce parti. Le contenu de cette idéologie, développé par la propagande, est l’enthousiasme que suscite la perspective de la société socialiste, la détermination à réprimer la résistance de la bourgeoisie, et le dévouement à tout le peuple. C’est-à-dire la dictature se prépare à tous les niveaux dès aujourd’hui.

    Cela signifie une indispensable et nécessaire autonomie à tous les niveaux, organisationnel, idéologique et politique, du mouvement ouvrier par rapport à la bourgeoisie ; c’est-à-dire que le prolétariat définit lui-même le cadre de sa lutte : est légal ce qui concourre à la réalisation des intérêts de classe du prolétariat. La légalité a un contenu de classe. Nier cela, c’est prôner la soumission du prolétariat à la légalité bourgeoise.

     

     

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