• Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 44) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Co

    La solution  de la contradiction entre le Travail et le Capital, la bourgeoisie capitaliste et le prolétariat, est la révolution prolétarienne et l’édification du socialisme sous la dictature du prolétariat : de classe dominée, le prolétariat devient classe dominante, c’est-à-dire le pouvoir d’Etat a une nature de classe prolétarienne et a la forme d’un Etat socialiste qui permet au prolétariat révolutionnaire de réaliser ses tâches historiques (abolition des classes). Inversement, la bourgeoisie de classe dominante devient classe dominée, c’est-à-dire que l’Etat capitaliste est brisé ; mais la classe bourgeoise ne « disparaît » pas pour autant.

     

    Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 44) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code du Travail ? Pour commémorer la Révolution russe d’octobre 2017.

     

    La solution  de la contradiction entre le Travail et le Capital, la bourgeoisie capitaliste et le prolétariat, est la révolution prolétarienne et l’édification du socialisme sous la dictature du prolétariat : de classe dominée, le prolétariat devient classe dominante, c’est-à-dire le pouvoir d’Etat a une nature de classe prolétarienne et a la forme d’un Etat socialiste qui permet au prolétariat révolutionnaire de réaliser ses tâches historiques (abolition des classes). Inversement, la bourgeoisie de classe dominante devient classe dominée, c’est-à-dire que l’Etat capitaliste est brisé ; mais la classe bourgeoise ne « disparaît » pas pour autant.

    La lutte de classe, la lutte idéologique et politique essentiellement, se poursuit entre la bourgeoisie et le prolétariat sous la dictature du prolétariat ; mais elle se poursuit sous une autre forme sous la direction du prolétariat, et ceci jusqu’au stade supérieur du socialisme, le communisme, où les classes sont supprimées.

    Le prolétariat est le représentant de tous les travailleurs, en tant que classe la plus exploitée en régime capitaliste, mais aussi la plus consciente de sa situation et la plus capable, de s’en sortir par la voie révolutionnaire. En s’émancipant, le prolétariat émancipe toutes les autres classes de l’exploitation et de l’oppression bourgeoise. Le prolétariat n’a intérêt au maintien d’aucun privilège : aussi il les abolit tous. Par sa domination en régime socialiste, il vise non à « exploiter » la bourgeoisie, mais à la détruire, à supprimer toute possibilité à une classe d’en exploiter une autre. La classe ouvrière apporte son soutien à la révolutionnarisation des autres classes. Mais cette transformation des classes moyennes libérées de la bourgeoisie se fait sous la direction du prolétariat, non dans l’intérêt d’une nouvelle classe, mais dans le sens d’un renforcement de la dictature du prolétariat. Tout renforcement de la dictature du prolétariat est un pas fait vers la disparition des classes et de l’Etat, tout affaiblissement de la dictature du prolétariat est un pas vers le renforcement de la bourgeoisie et vers son rétablissement éventuel.

     

    a)                  LES ALLIES OBJECTIFS DU PROLETARIAT

     

    Quels sont les rapports entre le prolétariat et les autres classes et couches de travailleurs ? Comment le prolétariat pourra-t-il rallier ces couches de la population (en particulier les semi-prolétaires et les petits paysans) ? Pour répondre à ces questions il faut partir de la situation sociale objective de ces classes et couches de la population : le paysan indépendant, ou l’artisan, sont, dans le mode de production capitaliste, à la fois capitaliste et ouvrier, puisqu’ils sont possesseurs de leurs moyens de production et aussi leurs propres salariés :

    « La situation économique du petit bourgeois est telle qu’il penche nécessairement et involontairement tantôt vers la bourgeoisie, tantôt vers le prolétariat. Sa situation économique ne lui permet pas d’avoir une ligne indépendante. Son passé le porte vers la bourgeoisie, son avenir vers le prolétariat. » (161)

    Prenons le cas de la petite paysannerie en France : c’est une couche sociale qui trouve ses racines dans la société féodale. Avec la domination de la bourgeoisie, elle s’est fondamentalement transformée. C’est une classe qui est alors exploitée de façon capitaliste en tant que producteurs.

    Toutefois cette exploitation reste limitée et morcelée. Elle s’enveloppe de formes médiévales, de toutes sortes d’attributs politiques, juridiques et familiaux, de ruses qui empêchent le travailleur de voir que c’est le capital qui l’opprime et son support, la classe capitaliste.

    Cette conscience fausse, limitée, exiguë de sa situation n’empêche pas moins qu’il ressent l’exploitation capitaliste comme tout autre travailleur. Elle lui apparaît de façon aiguë et directe quand il est spolié de sa terre et transformé en ouvrier agricole. Cette conscience limitée, fausse est due à son être social : il vit de sa propre force de travail et a une production limitée ; il est parfois propriétaire de ses moyens de production.

    Dans les campagnes, les formes de développement du capitalisme sont inférieures : les conditions matérielles et les forces sociales nécessaires pour la lutte font en général défaut. En effet, la production est morcelée en une multitude d’exploitations minuscules. Le travailleur exploité possède encore la plupart du temps une minuscule exploitation qui l’attache à ce système bourgeois contre lequel il doit mener la lutte. Ceci retarde et rend difficile le développement des forces sociales capables de renverses le capitalisme. Morcelée, individuelle, la petite exploitation attache les travailleurs à leur localité, les dissocie et ne leur permet ni de prendre conscience de leur solidarité de classe, ni de s’unir après qu’ils ont compris que la cause de leur oppression n’est pas tel ou tel individu, mais le système économique tout entier.

    Aussi c’est à la classe ouvrière de leur montrer quelle voie prendre. Car au contraire, le grand capitalisme, la grande industrie moderne rompt inévitablement les liens rattachant les ouvriers à la vieille société, à telle localité et à tel exploiteur ; il les unit ; les oblige à réfléchir et les place dans des conditions permettant d’engager une lutte organisée.

    Les couches pauvres et moyennes de la paysannerie suivent souvent les partis bourgeois et petits bourgeois, non par un libre choix de leur volonté, mais parce qu’elles sont trompées par la bourgeoisie, parce que le capital les opprime. Aussi le prolétariat ne pourra rallier ces couches DANS LEUR ENSEMBLE qu’après avoir vaincu la bourgeoisie, après l’avoir renversée ; quand le prolétariat aura pris le pouvoir d’Etat, et affranchi par là même tous les travailleurs du capitalisme, il pourra montrer dans la pratique les bienfaits du pouvoir prolétarien, les bienfaits de l’affranchissement de l’exploitation capitaliste et de l’esclavage salarié.

    La bourgeoisie se servait du pouvoir d’Etat comme de l’instrument de la classe des capitalistes contre le prolétariat et contre tous les travailleurs. Le prolétariat doit renverser la bourgeoisie, briser l’Etat capitaliste, arracher le pouvoir d’Etat, pour user de cet instrument dans ses propres buts de classe.

    Quels sont les objectifs de classe du prolétariat ? C’est de résoudre la contradiction entre la bourgeoisie capitaliste et le prolétariat par la violence révolutionnaire, par la révolution prolétarienne, et d’écraser la résistance de la bourgeoisie par la dictature du prolétariat ; c’est de « neutraliser » les classes moyennes, entre autres la paysannerie, et attirer la majorité de sa partie laborieuse, non exploiteuse, aux côtés du prolétariat en vue de l’édification du socialisme ; c’est d’organiser le socialisme sur les ruines du capitalisme. Le problème de l’action à exercer par le prolétariat sur les semi-prolétaires et les petits et moyens paysans n’est pas identique à l’action à exercer sur la bourgeoisie capitaliste. Dans le premier cas, le prolétariat n’est pas face à un ennemi, mais face à un hésitant avec lequel il peut parvenir à une entente ; dans le second cas le prolétariat est face à un ennemi agissant, qu’il s’agit d’éliminer.

    « La révolution prolétarienne est impossible sans la sympathie et le soutien de l’immense majorité des travailleurs pour leur avant-garde : le prolétariat. Mais cette sympathie, ce soutien ne se gagnent pas d’emblée, ne se décident pas sur des votes ; on les conquiert au prix d’une lutte de classe difficile, dure, de longue haleine. La lutte de classe que mène le prolétariat pour gagner la sympathie, pour gagner le soutien de la majorité des travailleurs ne cesse pas quand le prolétariat a conquis le pouvoir politique. Après la conquête du pouvoir cette lutte se poursuit, mais sous d’autres formes. » (162)

     

     

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