• Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 36) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code

    Le rôle historique du mode de production capitaliste, et de la classe qui en est le support, la bourgeoisie, a été de concentrer et d’élargir les moyens de production jusque là dispersés et étriqués. Ces moyens de production se sont développés sous le règne de la bourgeoisie jusqu’à devenir les moyens de la production que nous connaissons actuellement :

    « Une multitude d’ouvriers fonctionnant en même temps sous le commandement du même capital, dans le même espace (ou si l’on veut, sur le même champ de travail), en vue de produire le même genre de marchandises, voilà le point de départ historique de la production capitaliste. » (131)

    Dans la quatrième section du livre premier du Capital, Marx décrit dans les moindres détails la façon dont la bourgeoisie s’est acquittée de cette tâche, depuis le XV° siècle, en passant par trois formes :

    ·                    La coopération simple ;

    ·                    La manufacture ;

    ·                    La grande industrie.

     

    Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 36) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code du Travail ? Pour commémorer la Révolution russe d’octobre 2017.

     

    CHAPITRE III

     

     

     

    LE PROLETARIAT

     

    « Marx et Engels enseignaient que le prolétariat industriel est la classe la plus révolutionnaire et, par conséquent la classe la plus avancée de la société capitaliste ; que seule une classe comme le prolétariat peut rallier autour d’elle toutes les forces qui sont mécontentes du capitalisme, et les mener à l’assaut du capitalisme. Mais pour vaincre le vieux monde et créer une société nouvelle, sans classes, le prolétariat doit avoir son propre parti ouvrier, que Marx et Engels appelaient parti communiste. » Staline

     

     

    Dans la formation sociale où domine le mode de production capitaliste le sort du prolétariat apparaît indissociablement lié au sort de la bourgeoisie. Les deux classes se définissent par opposition l’une à l’autre.

    L’acte de naissance du prolétariat et de la bourgeoisie, en tant que classes antagonistes, est le même : c’est la révolution bourgeoise et la destruction du mode de production féodal. Dès lors les rapports de la bourgeoisie au prolétariat sont des rapports de classe dominante à classe dominée, d’exploiteurs à exploités, d’oppresseurs à opprimés.

    Le prolétariat s’éduque en menant sa lutte de classe contre la bourgeoisie, par le socialisme scientifique et par le développement de la grande industrie moderne.

     

    I)              LE RÔLE HISTORIQUE DE LA BOURGEOISIE

     

    Dans la phase ascendante de la classe bourgeoise, son rôle historique fut éminemment révolutionnaire, c’est-à-dire que la révolution bourgeoise a marqué un progrès de la lutte de classe. Les tâches accomplies alors par la bourgeoisie furent :

    « … la destruction effectivement révolutionnaire de la féodalité qui avait fait son temps, l’adoption par le pays tout entier avec une promptitude, une résolution, une énergie et une abnégation vraiment démocratiques et révolutionnaires d’un mode supérieur de production, la libre possession du sol par les paysans. » (130)

    Quelles furent les conditions objectives et les forces subjectives qui permirent la complète réalisation de ces tâches à la bourgeoisie ?

     

    A)                LES CONDITIONS OBJECTIVES DE LA REVOLUTION BOURGEOISE

     

    1)                  LE MOYEN ÂGE

     

    Avant la production capitaliste, c’est-à-dire au moyen âge, où le mode de production féodal était déterminant, on est en présence partout de la petite production. Cette petite production est fondée par la propriété privée des travailleurs sur leurs moyens de travail différents artisanats dans les villes. Les moyens de travail (la terre, les instruments aratoires pour les petits paysans ; l’atelier, les outils pour les artisans) étaient les moyens de travail de l’individu : ils étaient calculés pour un usage individuel. Donc ils étaient nécessairement limités, se réduisant à peu de choses : et pour cette raison même, ils appartenaient au producteur lui-même.

    Donc la féodalité se caractérise en général par des moyens de travail limités, individuels et propriété privée des travailleurs.

     

    2)                  LA REVOLUTION CAPITALISTE

     

    Le rôle historique du mode de production capitaliste, et de la classe qui en est le support, la bourgeoisie, a été de concentrer et d’élargir les moyens de production jusque là dispersés et étriqués. Ces moyens de production se sont développés sous le règne de la bourgeoisie jusqu’à devenir les moyens de la production que nous connaissons actuellement :

    « Une multitude d’ouvriers fonctionnant en même temps sous le commandement du même capital, dans le même espace (ou si l’on veut, sur le même champ de travail), en vue de produire le même genre de marchandises, voilà le point de départ historique de la production capitaliste. » (131)

    Dans la quatrième section du livre premier du Capital, Marx décrit dans les moindres détails la façon dont la bourgeoisie s’est acquittée de cette tâche, depuis le XV° siècle, en passant par trois formes :

    ·                    La coopération simple ;

    ·                    La manufacture ;

    ·                    La grande industrie.

     

    Mais comme Marx le prouve dans ce même endroit, la bourgeoisie ne pouvait pas transformer les moyens de travail limités de l’individu du moyen âge en puissantes forces productives sans transformer aussi ces moyens de production limités de l’individu du moyen âge en moyens de production sociaux, utilisables seulement par un ensemble d’hommes :

    « …L’emploi d’un personnel nombreux amène une révolution dans les conditions matérielles du travail. (…) Les moyens de production servent à plusieurs ouvriers simultanément : leur usage devient commun. » (132)

    Ainsi, la concentration et l’élargissement des moyens de production font que ceux-ci sont exploités collectivement. Par exemple là où on trouvait : le rouet, le métier à tisser, le marteau du forgeron, sont apparus : la machine à filer, le métier mécanique, le marteau à vapeur. Ces nouveaux instruments, qui remplacent l’outil de l’artisan individuel, ne peuvent être exploités que collectivement. Ainsi, au lieu de l’atelier individuel, est née la fabrique qui commande la coopération de centaines de milliers d’hommes.

    Les deux aspects de la fabrique sont définis ainsi par Lénine :

    « La fabrique, qui à d’aucuns semble seulement un épouvantail, est la forme supérieure de la coopération capitaliste, qui a groupé, discipliné le prolétariat, qui a enseigné l’organisation, qui l’a mis à la tête de toutes les catégories de la population laborieuse et exploitée. C’est le marxisme, idéologie du prolétariat éduqué par le capitalisme, qui a enseigné et enseigne, (…) la différence entre le côté exploiteur de la fabrique (discipline reposant sur la crainte de mourir de faim), et son côté organisateur (discipline reposant sur le travail en commun résultant d’une technique hautement développée). » (133)

     De même que les moyens de production, la production elle-même se transforme d’une série d’actes individuels en produits sociaux. C’est-à-dire le fil, le tissu, la quincaillerie qui sortent de la fabrique sont le produit collectif de nombreux ouvriers réunis : ces produits avant d’être finis passaient par les mains de chaque ouvrier. Le produit est un produit social et aucun des ouvriers particuliers ne peut le revendiquer comme étant le sien.

    Alors qu’au moyen âge, les produits de l’artisan ou du paysan étaient leurs produits propres, individuels, dans le mode de production capitaliste, les produits sont ceux d’un travailleur collectif, la production est sociale. Dans le premier cas, l’artisan et le paysan produisent des marchandises, dans le second cas, ce n’est pas l’ouvrier individuel qui produit des marchandises, mais le travailleur collectif.

    « Mais qu’est-ce qui constitue le rapport entre les travaux indépendants (de l’artisan ou du paysan) ? C’est que leurs produits respectifs sont des marchandises. Et qu’est-ce qui caractérise au contraire la division manufacturière du travail ? C’est que les travailleurs parcellaires ne produisent pas de marchandises. Ce n’est que leur produit collectif qui devient marchandise. » (134)

    La production individuelle (artisanale ou agricole) succombera dans un domaine après l’autre, et la production sociale révolutionnera tout le vieux mode de production féodal : d’un côté, production sociale des produits, de l’autre côté, production individuelle des produits, d’un côté, travail social, de l’autre côté, travail isolé. L’aspect positif de la révolution bourgeoise est d’avoir substitué la production sociale à la production individuelle, le travail social au travail isolé.

     

     

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