• Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 19) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code

    Ainsi, le pivot de la société bourgeoise, c’est la recherche du profit maximum, et la classe des travailleurs est modelée sur cet impératif, cet objectif transformant les ouvriers en esclaves de la classe bourgeoise, des chefs, des petits chefs et des machines. L’ensemble de la société se militarise, avec d’une part un grand nombre de soldats, qui ne comptent pour rien, et d’autre part, une élite dirigeante, avec entre les deux une hiérarchie d’officiers et de sous-officiers :

    « Ce despotisme est d’autant plus mesquin, odieux, exaspérant, qu’il proclame ouvertement le profit comme son but unique. » (61).

     

    Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 19) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code du Travail ? Pour commémorer la Révolution russe d’octobre 2017.

     

    Comment est déterminé le prix du travail, c’est-à-dire le salaire ?

     

    « Le prix d’un objet, donc le prix du travail est égal à son coût de production. » (58)

    Plus tard, Marx et Engels reviendront sur cette thèse : le travail est une marchandise, et préciseront que les ouvriers vendent aux capitalistes non pas leur travail, mais leur force de travail (30). Le travail, comme n’importe quelle marchandise, est mesuré en fonction du temps socialement nécessaire à la constitution d’un travailleur (prix de sa nourriture, de son logement, de son habillement, de son éducation, etc.). Aussi, du fait que la qualité du travail baisse, son prix, le salaire, baisse également, et a tendance à demeurer au niveau d’argent juste indispensable à la survie du travailleur.

    Sans cesse, les capitalistes ont tendance à augmenter la quantité de plus-value escroquée, soit en augmentant le nombre d’heures (plus-value absolue) (59) en faisant passer la journée de 10 à 12 heures et plus, soit en augmentant la productivité (plus-value relative) (60) en introduisant de nouvelles machines, en faisant travailler plus vite, etc.  .

    Ainsi, le pivot de la société bourgeoise, c’est la recherche du profit maximum, et la classe des travailleurs est modelée sur cet impératif, cet objectif transformant les ouvriers en esclaves de la classe bourgeoise, des chefs, des petits chefs et des machines. L’ensemble de la société se militarise, avec d’une part un grand nombre de soldats, qui ne comptent pour rien, et d’autre part, une élite dirigeante, avec entre les deux une hiérarchie d’officiers et de sous-officiers :

    « Ce despotisme est d’autant plus mesquin, odieux, exaspérant, qu’il proclame ouvertement le profit comme son but unique. » (61).

    Cette exploitation effrénée de la classe ouvrière dans l’entreprise se poursuit également dans toute la vie quotidienne, en particulier au cours de la consommation.

    De nombreux éléments des classes moyennes ne supportent pas la concurrence, sont ruinés, et tombent dans le prolétariat : c’est ainsi que le nombre des prolétaires s’accroît par le paupérisme général.

    Avant la révolution bourgeoise, il y avait union entre le prolétariat et la bourgeoisie pour abattre l’ennemi commun : la noblesse. Mais entre les deux classes existaient déjà des conflits d’intérêt, des oppositions, une contradiction à l’état naissant : déjà le prolétariat était exploité par la bourgeoisie. Les ouvriers se concentraient dans les villes, là où il y a l’industrie ; au début, ils manifestaient leur opposition à l’exploitation par des rébellions individuelles, qui rencontraient des succès éphémères, ou en brisant leurs machines. L’oppression était ressentie instinctivement. Le prolétariat constituait, dès le départ, une classe en soi, mais non encore pour soi (62). Bientôt le prolétariat s’organise en classe, puis en parti politique.

    Une partie de la bourgeoisie, au cours du mouvement révolutionnaire, se rallie au prolétariat : bourgeois ruinés, ou intellectuels bourgeois ayant la prescience de l’avenir de l’humanité, comme Marx et Engels eux-mêmes.

    La contradiction principale oppose la bourgeoisie au prolétariat, mais il existe d’autres contradictions qui, si le prolétariat sait les utiliser, lui profitent : la bourgeoisie est divisée en fractions rivales qui luttent entre elles, ces fractions représentant différents partis et donc des intérêts divergents. La bourgeoisie dans son ensemble lutte également contre l’aristocratie. Enfin, la bourgeoisie d’un pays lutte contre les bourgeoisies des autres pays.

    Les classes moyennes ont une double nature : de fait, elles se sentent plus proches de la bourgeoisie, mais en voie de prolétarisation, elles peuvent devenir révolutionnaires et des alliés du prolétariat.

    Quant au prolétariat, il n’a pas de famille, pas de propriété, pas de nationalité, pas de religion. L’ouvrier ne peut espérer s’en sortir : la révolution prolétarienne est pour lui une nécessité car la bourgeoisie est incapable de régler les contradictions qui minent le système.

    La différence essentielle entre la révolution prolétarienne et les révolutions antérieures est que, pour la première fois dans l’histoire, cette révolution a pour objectif la défense des intérêts de la majorité et la suppression de la domination d’une minorité de privilégiés sur la majorité des travailleurs.

     

     

     

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