• Pour ce qui concerne l’édification et le rôle du parti après la victoire de la révolution, dans la phase de construction du socialisme, la riche expérience pratique et théorique de Lénine a été d’une durée relativement courte, mais elle a été recueillie et développée par Staline. Par la suite, après avoir tiré les enseignements positifs et négatifs de l’histoire du Parti communiste d’Union Soviétique tant à l’époque où il fut dirigé par Staline qu’à celle où il dégénéra du fait du révisionnisme moderne, Mao Tsétoung, en déclenchant la première Grande Révolution culturelle prolétarienne en Chine, a encore enrichi la théorie du parti de type nouveau en l’envisageant essentiellement dans la phase postérieure à la victoire de la révolution, sous la dictature du prolétariat. Au préalable, Mao Tsétoung avait déjà pratiqué une application créatrice des principes d’édification du parti marxiste-léniniste aux conditions spécifiques de la révolution chinoise.

     

     

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  • Quels sont les rapports entre le prolétariat et les autres classes et couches de travailleurs ? Comment le prolétariat pourra-t-il rallier ces couches de la population (en particulier les semi-prolétaires et les petits paysans) ? Pour répondre à ces questions il faut partir de la situation sociale objective de ces classes et couches de la population : le paysan indépendant, ou l’artisan, sont, dans le mode de production capitaliste, à la fois capitaliste et ouvrier, puisqu’ils sont possesseurs de leurs moyens de production et aussi leurs propres salariés :

    « La situation économique du petit bourgeois est telle qu’il penche nécessairement et involontairement tantôt vers la bourgeoisie, tantôt vers le prolétariat. Sa situation économique ne lui permet pas d’avoir une ligne indépendante. Son passé le porte vers la bourgeoisie, son avenir vers le prolétariat. » (161)

    Prenons le cas de la petite paysannerie en France : c’est une couche sociale qui trouve ses racines dans la société féodale. Avec la domination de la bourgeoisie, elle s’est fondamentalement transformée. C’est une classe qui est alors exploitée de façon capitaliste en tant que producteurs.

    Toutefois cette exploitation reste limitée et morcelée. Elle s’enveloppe de formes médiévales, de toutes sortes d’attributs politiques, juridiques et familiaux, de ruses qui empêchent le travailleur de voir que c’est le capital qui l’opprime et son support, la classe capitaliste.

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  • La condition essentielle pour le prolétariat révolutionnaire est la nécessité absolue de l’organisation car, comme l’écrivait Lénine en 1904 : « le prolétariat n’a d’autre arme dans sa lutte pour le pouvoir que l’organisation ». Cette idée d’organisation intervient à trois niveaux : il faut ORGANISER l’instrument révolutionnaire du prolétariat, le Parti de type nouveau ; il faut ORGANISER la révolution elle-même ; il faut ORGANISER la société à laquelle la révolution a donné naissance. Le premier point, l’organisation de l’instrument de prise du pouvoir par le prolétariat, sera traité dans le Chapitre IV (« Le Parti léniniste »). Le second point, l’organisation de la prise du pouvoir par le prolétariat et son Parti, sera traité dans le Chapitre V (« Le pouvoir politique »). Le troisième point, l’organisation du pouvoir prolétarien, sera traité dans le Chapitre VIII (« La dictature du prolétariat »).

    Nous avons vu où le prolétariat veut aller : vers la révolution prolétarienne et l’édification socialiste. Maintenant le problème est de savoir avec qui aller. A côté de la contradiction principale entre la bourgeoisie et le prolétariat, il existe d’autres classes et couches sociales qui sont en contradiction.

     

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  • Le rôle du prolétariat est de renverser la société bourgeoise et d’édifier le socialisme. La classe ouvrière a sans doute une conscience idéologique ; mais en même temps, elle présente les caractères objectifs qui la disposent déjà à être le sujet du socialisme scientifique. Le prolétariat s’instruit et s’éduque en menant sa lutte de classe ; peu à peu il s’affranchit des préjugés de la société bourgeoise et il acquiert une cohésion de plus en plus grande. Ainsi la fabrique apporte au prolétariat une discipline du travail et l’organise :

    « Le capital qui bat la petite production conduit à augmenter la productivité du travail et à créer une situation de monopole pour les associations de gros capitalistes. La production elle-même devient de plus en plus sociale : des centaines de milliers et des millions d’ouvriers sont réunis dans un organisme économique coordonné, tandis qu’une poignée de capitalistes s’approprient le produit du travail commun. » (154)

    La force du prolétariat est infiniment plus grande que ce qu’il représente comme pourcentage par rapport à la population totale : ceci est dû au fait de la structure économique même de la société capitaliste et à la place qu’occupe la classe ouvrière dans cette société :

    « Tout en augmentant la dépendance des ouvriers envers le capital, le régime capitaliste crée la grande puissance du travail unifié. » (155)

     

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  • « Ce que l’ouvrier vend, ce n’est pas directement son travail, mais sa force de travail dont il cède au capitaliste la disposition momentanée (…). Les frais de production de forces de travail de qualités différentes diffèrent exactement de la même façon que les valeurs des forces de travail employées dans les diverses industries. La revendication de l’égalité des salaires repose par conséquent sur une erreur, sur un désir insensé qui ne sera jamais satisfait (…). Comme les différentes forces de travail ont des valeurs différentes, c’est-à-dire nécessitent pour leur production des quantités de travail différentes, elles doivent nécessairement avoir des prix différents sur le marché du travail. » 

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